« On peut créer une SRL avec 1 euro. » La phrase circule beaucoup depuis la réforme du droit des sociétés. Elle est techniquement vraie — et trompeuse. Voici ce qu’il faut vraiment comprendre.
Plus de capital minimum légal
Depuis l’entrée en vigueur du Code des sociétés et des associations (2019), la SRL n’a plus de capital minimum imposé par la loi. L’ancien seuil de l’ex-SPRL a disparu. Sur le papier, on peut donc constituer une SRL avec un capital très faible.
Mais un « capital de départ suffisant » reste exigé
La loi a remplacé le minimum chiffré par une notion qualitative : le capital de départ doit être suffisant au regard de l’activité prévue. Et c’est le plan financier qui doit le justifier.
Autrement dit : le bon montant n’est pas « 1 € », c’est le montant dont votre société a réellement besoin pour tenir ses deux premières années.
Comment estimer le bon montant ?
Posez-vous les bonnes questions :
- Quels investissements de départ (matériel, stock, local) ?
- Quelles charges fixes avant que les revenus ne suivent ?
- Quelle trésorerie de sécurité pour absorber les imprévus ?
Une activité de services peut démarrer avec peu ; une activité nécessitant du matériel ou du stock demandera davantage. Le capital peut être constitué d’apports en numéraire ou en nature.
Le risque d’un capital trop faible
Un capital sous-évalué fragilise la société dès le départ et peut, en cas de faillite précoce, engager la responsabilité du fondateur. Mieux vaut un capital de départ réaliste qu’un montant symbolique.
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